Jean-Pierre Brenas était interviewé par « Le Connecteur », le média des innovateurs auvergnats au sujet de démocratie participative.

Retrouvez l’interview directement ci-dessous ou sur le site internet du Connecteur.

Oui, ils ont parfaitement raison parce qu’ils doivent s’exprimer tout au long du mandat. Aujourd’hui, il faut utiliser les moyens numériques. Moi, je mettrais en place une plateforme participative numérique, à travers, laquelle les Clermontois pourront co-construire les projets. Je prends un exemple, la place des Salins va être faite, c’est dans mon projet. J’envisage de faire un grand miroir d’eau avec beaucoup de verdure, mais de la verdure naturelle et pas de la pelouse, voire des tondeuses animales comme des mini-moutons d’Ouessant. Et tout ça je vais le proposer aux Clermontois avec quatre scénarii issus de quatre bureaux d’études et je vais leur proposer de choisir.

Comment et pourquoi ? Comment ? Il suffira de se connecter sur la plateforme, ce sera très simple, il s’agira d’un vote. Pourquoi ? Parce que je constate que l’audience est restreinte dans la démocratie participative classique. 

Il s’agit de réunions de quartiers, de relation avec les comités de quartiers où on se rencontre, et ce sont toujours les mêmes qui viennent. L’audience est réduite, c’est compliqué à organiser et moi, je veux toucher ceux qui ne viennent pas dans ces réunions, les jeunes notamment. Et donc on organise ça de façon très simple. Les gens à travers cette plateforme pourront véritablement co-construire, parce que d’abord, on va toucher un public plus large et en plus ça a une vertu, je crois de responsabiliser les gens sur l’acceptation du changement.

Quand on modifie l’urbanisme dans un quartier, il y a toujours des râleurs ce qui est normal, mais, vous observez, quand il y a plus de personnes qui ont co-construit, ça se passe toujours mieux parce qu’ils ont été consultés. C’est un petit peu grâce à eux. Donc, non seulement, ils acceptent mieux le changement d’habitude qui demande toujours un petit effort, mais en plus, ils respectent mieux les lieux d’innovation.

Donc je ne veux pas limiter ça à la consultation, à la participation démocratique, au numérique mais je considère que le numérique peut être un apport, un outil. Ce n’est pas pour remplacer l’existant : on aura besoin des réunions des quartiers, le contact physique, etc., mais je pense que l’on touchera un public plus large de cette façon plus simple, et finalement ça fait partie des gros atouts du numérique

Nous remercions le Connecteur pour son initiative et vous donnons rendez-vous jeudi 06/03 pour la prochaine question de l’interview !

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