Jean-Pierre Brenas était interviewé par « Le Connecteur », le média des innovateurs auvergnats au sujet de la place du numérique dans son programme.

Retrouvez l’interview directement ci-dessous ou sur le site internet du Connecteur.

Je suis sensibilisé de par ma profession en tant que chirurgien dentiste à toutes les questions de santé et je remarque que les déserts médicaux deviennent urbains de plus en plus. Il y a un manque de professionnels de santé dans certains quartiers où les médecins ne souhaitent plus s’installer.

Et donc l’idée c’est de développer de la télémédecine et de la téléconsultation. Ça se fait d’ailleurs dans d’autres villes dans le monde, par exemple à Mexico.  Avec cette idée que le médecin, à distance, peut donner des conseils pour les petits bobos simples, pour le suivi des maladies chroniques, pour permettre aux gens de vieillir à domicile. Parce que c’est un axe fort de notre politique municipale, on souhaite tout faire, adapter les logements, pour faire en sorte que les gens vieillissent à domicile, en médicalisant les résidences par exemple. 


Donc cette télémédecine permettrait de donner des conseils, de soigner à distance, et en même temps d’orienter les patients, de les guider, de leur dire : « ça vous pouvez rester chez vous, ça presse pas, ça, vous devez aller aux urgences, ou alors vous allez devoir pendre un rendez-vous ».

Mais bien souvent aujourd’hui en dehors du désert médical il y a l’idée de l’attente pour avoir un rendez-vousJe prends un exemple vous avez un problème à un œil, et vous ne savez pas si c’est grave ou pas, et vous prenez votre téléphone ou internet et vous avez un an d’attente.

Avec la télémédecine, on peut avec l’image photo ou vidéo, être orienté soit pour une urgence soit on peut expliquer que c’est un petit coup de froid et que ça peut attendre. C’est très important, d’autant plus que nous bénéficions ici d’une société qui s’appelle Almerys et qui est spécialisée dans la sécurisation des données médicales. On pourrait s’appuyer là dessus pour être un territoire expérimental sur cette télémédecine. Comme vous le savez il y a la question de la protection des données et beaucoup souhaitent y avoir accès, comme des assureurs, des mutuelles.

Donc là il faut prendre un certain nombre de précautions mais je pense que nous pourrions être leader, lancer une expérimentation, pour pallier le manque de médecins dans les différents quartiers et à la fois pour maintenir les gens à domicile.

Nous remercions le Connecteur pour son initiative !

Les cinq grandes causes de notre projet pour Clermont-Ferrand