Lundi 10 février, Jean-Pierre Brenas était le premier candidat à venir à votre rencontre à l’Épicentre Factory pour présenter son programme pour la transition écologique à Clermont-Ferrand et échanger avec les Clermontois. Voici un retour sur nos mesures clés.

Interrogé par le journaliste Pierre Gerard, Jean-Pierre Brenas a d’abord pu présenter son programme pour la transition écologique à Clermont-Ferrand. Celui-ci se base sur trois directions :

  • La nature doit devenir le support de l’urbanité.
  • Rafraîchir et dépolluer la ville.
  • Accélérer le développement des mobilités propres.

Faire en sorte que la nature redevienne le support de l’urbanité.

Clermont-Ferrand est une ville minérale qui a été bétonnée par le maire sortant. Comment les bétonneurs d’hier pourraient-ils être les jardiniers de demain ? On ne peut pas favoriser le bien être des Clermontois dans une ville qui comporte moins de 4% d’espaces verts.

Afin de ne plus grignoter de terre végétale, nous stopperons l’étalement de notre ville. Nous reconstruirons la ville sur elle-même,  notamment sur ses 250 hectares de friches.

Nous allons étendre l’Espace Naturel Sensible à l’ensemble des côtes de Clermont. Nous valoriserons le puy de Crouël, les côteaux de Vallières et le peu de parcs que nous avons. Les parcs de Montjuzet ou encore du Creux-de-l’enfer par exemple seront facilement accessibles par navettes électriques.

De nombreuses pétitions de riverains apparaissent. Ils s’opposent à juste titre à des constructions massives qui font définitivement disparaître les derniers petits carrés de verdure. Nous ne sacrifierons plus la verdure.  Pour chaque perte de carrés de verdure, ce sont des espaces de dépollution, de rafraîchissement et de biodiversité qui disparaissent. Du pollen et du nectar en moins et donc des pollinisations en moins et des fruits et légumes qui disparaissent. Le changement climatique désoriente les abeilles. Nous nous battrons pour les protéger en préservant un contexte favorable à leur développement.

Diviser par 2 les consommations énergétiques totales d’ici 2050.

Il faut aujourd’hui l’équivalent d’un réacteur nucléaire pour faire vivre notre ville. 7000 GWh sont consommés chaque année.  Les secteurs les plus concernés sont le Bâtiment (54%) et le Transport (29%). Seulement 8% de notre consommation est produit par l’énergie renouvelable.

Pour atteindre notre objectif, nous multiplierons par 5 la part d’énergie renouvelable. Nous réduirons les dépenses d’énergie grâce à un système d’éclairage public intelligent. Nous encouragerons la géothermie, le photovoltaïque et la bonne gestion de l’incinération des déchets.

Il y aurait environ 50 000 logements « passoires ». Ces logements doivent être mieux isolés. Nous constatons un problème d’information car il existe de multiples dispositifs comme notamment la plateforme « Rénover+ » mise en place conjointement par la Région et la métropole. Nous communiquerons d’avantage sur les aides dont les Clermontois peuvent disposer pour renforcer l’isolement de leur logement.

Faire de Clermont-Ferrand la ville des mobilités propres

Plus de 70% de la pollution urbaine provient des déplacements. Clermont s’est construite autour de la place de la voiture. Aujourd’hui elle doit se construire autour du piéton et des mobilités propres. Il faut redéfinir la place des uns et des autres : piétons, vélos, voitures et transports en commun.

Les Clermontois doivent retrouver le plaisir de marcher. Il faut repenser les places et rues de notre ville. Pour cela nous créerons des sentiers urbains : Salins-Gaillard-Delille-Jaude pour l’un. Un deuxième du belvédère St Jacques aux pistes de Cataroux. Ces sentiers formeront un réseau convergent sur la Tiretaine libérée. Nous testerons des « parklets » : des places de parking transformées de façon éphémère ou non en spot de convivialité, mini terrasse ou micro galerie d’art.

Clermont-Ferrand a dix ans de retard en matière de pistes cyclables. Nous allons réaliser en 5 ans le plan métropolitain chiffré à 31 millions d’euros prévu en 10 ans. Nous créerons de véritables pistes cyclables sécurisées et familiales. Nous mettrons en place un réseau de piste relié à la rivière Allier, pour que les Clermontois puissent s’évader et aller tremper les pieds dans l’eau à 35 minutes de la place Jaude en vélo électrique. Nous installerons des parkings pour les vélos cargos et les 2 roues trottinettes. Un traitement spécial sera accordé au plateau central avec une requalification de la Maison d’arrêt en espace de stationnement 2 et 4 roues électriques, avec des systèmes de recharges, des ateliers coopératifs d’entretien et de maintenance : de nouveaux espaces de convivialité.

Nous créerons 2 nouvelles lignes de bus hydrogènes à haut niveau de service : une ligne B qui desservira la gare, Estaing, le nouveau lycée St Jean et le Brezet. Et  une ligne C qui desservira Cournon, la Grande Halle et le Zénith. Notre ferrons en sorte que chaque Clermontois ai un arrêt de transport en commun à moins de 500 mètres de son domicile.

Des bus le soir après 20h pour tous !

Certains Clermontois n’ont pas d’autres choix qu’utiliser leur voiture. Nous pensons par exemple aux habitants de la Glacière : ils ne peuvent pas se rendre en centre-ville en bus le soir car à partir de 21h, aucun bus n’est prévu pour les ramener chez eux !

C’est pourquoi nous augmenterons l’amplitude horaires de ces bus. Ainsi, nous encouragerons l’utilisation des transports propres au détriment de la voiture.

Nous mettrons en place des navettes électriques inter-quartiers circulant par exemple entre Jaude et la place de la Victoire. Ses navettes permettrons aux Clermontois de se rendre au parc de Montjuzet ou encore sur les coteaux de Vallieres.

Nous associerons les données de la municipalité, de la métropole et celles d’opérateurs privés pour garantir chaque jour la meilleure combinaison de modes de déplacements alliant moyens privés et publics.

L’objectif n’est pas de faire une chasse à la voiture. Nous fluidifierons le trafic automobile en faisant sauter les 2 bouchons très polluants du carrefour des Pistes et du Brézet par la réalisation de passages aériens ou souterrains pour supprimer les intersections. Enfin, nous encouragerons l’usage de voiture électrique grâce à la mise place d’un plan de couverture de la ville avec 50 bornes de recharges électriques.

Pour répondre aux enjeux écologiques de notre ville, nous travaillerons dans une démarche de co-construction avec tous les acteurs concernés de notre ville. Nous les associerons à notre grand projet fédérateur de faire de Clermont le pôle mondial d’expertise de la mobilité durable.

Les cinq grandes causes de notre projet pour Clermont-Ferrand